Chanson des Justes

Posted by Picarof février 23rd, 2010

Elle se plaint, lui est venu souffrir
De la nuit dure, à mon oreille claire…
Je n’ai plus peur, moi je ne pleure pas
Mais des matins, je m’entends soupirer
Au réveil que les jours seraient plus doux
Si par la nuit jamais on ne rêvait.

Dans les nuages se dessine un visage
Les flaques d’eau tracent parfois ce dos
Qui sait porter et qui n’est pas le mien
Comme une bosse, on dit «Oh ! Que c’est laid !»
Mais fatigué, chacun est bien content
D’être la bosse et de faire l’enfant.

Voilà mon ombre, le grand Absent du jour,
Quasimodo que j’aime et que j’attends ;
En riant nous boirions du thé le soir,
Au bord de l’eau, quand l’été reviendrait.
Oui, nous boirions du thé, assis par terre,
En riant fort, comme rient les bossus.

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One Response

  1. enna dit :

    j’adore !!!
    j’ai l’impression que ce texte est … différent…
    l’ambiance est plus douce.. plus sereine
    biz
    donne moi de tes nouvelles…

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