Voie

Posted by Picarof mars 25th, 2010

À chaque fois que je ressens comme un désir
De peintre, le pinceau choit.
Quand tintent les clochettes de ce temps heureux
De vivre, les larmes montent.

Qui es-tu, toi qui ris ?
Où donc est la chanteuse ?
Qu’on me donne un jouet
Et je le change en bile.
Que l’on m’offre un palais
Et j’en ferai décombres.

Voici la vacuité
Voici la vérité
…et puis voici la mort.

Be Sociable, Share!

Newer :

Older :

11 Responses

  1. Pandemonium dit :

    Morale de l’histoire: On ne devrait jamais casser un jouet?
    Je n’aime pas cette morale, soit dit en passant.

    Je ne comprends pas l’allusion à la mort, j’ai plutôt une impression de métempsychose, ici.

    En tous cas, j’aime bien.
    Bonne continuation.

  2. Picarof dit :

    Parce que tu lis une « morale », alors que je n’étale qu’un constat… Relis sans connoter, la mort a toute sa place ici.

    J’aime bien avoir des commentaires. :)

  3. Pandemonium dit :

    En fait, je demandais s’il y avait une morale, je ne la lisais pas, justement.
    La mort a probablement sa place oui, en fait, tout dépend de ta vision des décombres et de la bile. Pour ma part, je trouve ça très vivant. C’est pourquoi je comprend difficilement l’allusion.

    (merde, ça demande l’adresse mail, et ça n’envoie même pas de mail quand il y a une réponse. -_-)

  4. Picarof dit :

    Je ne sais pas vraiment, en fait… Sinon je ne l’aurais pas écrit… Quoi qu’il en soit, les mots « bile » et « décombres » étaient les mots justes, je ne les ai pas choisis pour leurs connotations mais simplement pour ce qu’ils désignaient ; l’image d’une substance liquide, corporelle, et seule la bile collait (ou le plasma mais je ne sais pas pourquoi, « plasma » ne me va pas…) et pquant aux décombres, l’image d’une poussière de construction, avec des grumeaux… C’est sorti tout seul, en quelque sorte. Mais ce qui est cerclé de sens n’a à mes yeux aucune valeur poétique ; ce qui émane de l’intuition me semble plus intéressant. Le temps (la relecture ?) me dira si j’ai vu juste ou pas, mais reste la possibilité d’avoir écrit une monstrueuse connerie. ^^

    (je crois qu’il y a un formulaire à remplir pour cela… mais c’est indépendant)

  5. Pandemonium dit :

    D’abord tu écris et ensuite tu cherches un sens?
    D’abord l’intuition, l’acte; puis la réflection, la pensée?
    J’aimerai savoir si tu ne fais ça que pour la poésie?
    ça me fait penser à Epiméthée, celui qui pense après, le frère de Prométhée.
    Contrairement à son frère, Epiméthée est souvent vu comme un imbécile, dont Prométhée doit rattraper les bourdes. Qu’est ce que tu en penses?

    (bah, ne me reste qu’à passer ici de temps à autres pour voir s’il y a une réponse, si ça ne te dérange pas.)

  6. Picarof dit :

    Évidemment non, je ne fais pas quelque chose pour faire quelque chose, ce serait croire en la possibilité d’un acte gratuit. Je fais bouger selon mes mobilités intérieures… Personnellement je n’ai jamais aimé écrire, je m’en passerais bien.

    Epiméthée est le premier jet, Prométhée la relecture et la correction des imperfections. Je te dirais donc que Prométhée manque de joie et de profondeur… mais il permet une communication. Si c’est tout ce qu’on recherche, alors il faut tout miser sur lui.

  7. Pandemonium dit :

    Agir en se basant sur son intuition, ce n’est pas agir sans raison, c’est agir sans comprendre la raison.
    Moi, j’aime écrire; ça me permet de savoir à quoi je pense.
    C’est pourquoi je préfère communiquer à l’écrit plutôt qu’à l’oral. A l’écrit, je comprend mieux ce que je pense et j’ai donc une plus grande emprise sur mes propos. A l’oral, je serai plus semblable à un Epiméthée. Je parle trop vite, sans me laisser le temps de vérifier ma pensée. Et ce n’est que trop tard que je me rend compte de ce que j’aurais dû dire.

  8. Picarof dit :

    Comment t’expliquer… Au point de départ, la sensation d’un palais des glaces, d’un puits sans fond. L’herméneutique du moi est sans fin, alors autant utiliser l’intuition, cette accélération de l’intellect. Ça permet d’aller plus loin plus vite. Le funambule n’a pas de rambarde, en quelque sorte. C’est comme construire une histoire, si on sait exactement pourquoi l’image s’est formée comme ci ou comme ça, cela perd tout intérêt, puisqu’on peut le dire autrement. La poésie devient alors du jolin et je préfère le vrai, quelque obscur soit-il. Voilà.

  9. Pandemonium dit :

    J’entend bien. ^^
    L’intuition est une accélération de l’intellect, j’aime bien ça. C’est exactement ça.
    Le problème, c’est que je n’aime pas me laisser distancer, l’écriture me permet de courrir après mon intuition, l’oral moins.
    Je t’ai déjà dis comment je pense. D’abord l’intuition, l’immagination, puis un travail de compréhension de celle ci, pour combler la distance.
    C’est pourquoi j’ai l’impression d’être un Epiméthée, et c’est pourquoi j’ai beaucoup de mal à admettre qu’on dise qu’il est idiot. Et j’imagine que tu auras compris la suite.
    (ouah, l’égocentrique, pourquoi j’en viens à parler de moi ici x) )

  10. Picarof dit :

    Je trouve cette façon de soi-disant façon de prêcher le faux pour savoir le vrai aussi stupide que cette volonté de tout maîtriser.

  11. Pandemonium dit :

    Oh, mais je ne cherche pas à tout maîtriser, loin de là. Je suis trop paresseux pour ça de toutes façons. Et puis, j’aime trop les surprises.
    Seulement, je refuse de ne rien maîtriser.

Trackback URL for this entry