F

Posted by Picarof mars 27th, 2010

Futilité fugace, élégante comptine, jouée au piano droit le long d’une aube endimanchée, lueur orange de petits déjeuners     mielleux     . Voici F est entrée, figurine de feu fieffée de plumes. Flamboyante et rieuse, ornée de frou-frou d’or, la brindille enflammée déploie sur l’écran noir de carnavalesques artifices. Elle est : le mot « pep’s » dans un discours d’académicien, une trille joyeuse au cœur d’un requiem, le parfum d’une fleur qui choit sur un charnier, des fossettes malignes sur des joues gâtées, l’horrible d’un fluo sur un tableau de maître… le fallacieux des espérances. Les jours de grâce, il arrive parfois que revêtue de ses frivolités, F devienne l’inconsciente gaieté de fabriquer du beau, en pure vanité, des choses grandes sans le soupçonner. Que ferions-nous sans elle, follette si fringante, mondaine si fragile, la fée de nos ennuis, l’abîme des abîmes ?

Joie que ce rire qui fait face à une fosse au fond percé, sans plus de foi… Ô mon Amour, tu vois l’hiver, l’effroi, la faim, la finitude, la fange la fureur, et la mort nous attend, fatale et froide… fichtre.

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