Assise auprès de la fenêtre en pluie, une femme attend, dans l’ombre crépitante. Le sourire qui ronronne sur ses lèvres adoucit son visage, comme l’eau sur le monde apporte un peu de flou dans sa mémoire. Les Hommes font silence, les animaux se terrent, il semble que la pluie occupe tout l’espace, poussant les faux soleils et les étoiles grises jusqu’aux replis de son indifférence. Un petit peu de tristesse, une touche d’ennui ; les gouttes sur les tuiles créent des silences pleins de bruits, la quiétude habitée de souvenirs soudain atones, comme on les voit, de loin, passer la main. Dehors la terre exhale ses parfums, chassant les égoïstes miasmes. La pluie ainsi prépare pour la fleur un air originel, neutre et sain, mais on verra tout ça demain, lorsque l’oiseau, à l’aube, entonnera pour le matin le signe du départ. Assise auprès de la fenêtre, une femme lave ses souvenirs et songe, en souriant, aux jours passés, comme l’enfant dans sa candeur rêve demain.

j aime quand vous créez du Beau vous serrez dans mes bras
Je me rends compte en buvant un excellent thé que je n’ai rien répondu à ce chouette commentaire. Contente que ça te plaise ; j’attends tes photos, d’attaque plus que jamais.