Il y avait du bruit, dehors.
Voitures, camions – des cris ? – sirènes de police ; Dieu, ce que tout ça endort !
J’ai cherché des musiques pour faire le silence. Je n’en ai pas trouvées. Depuis, j’aime le bruit (ah, le fracas).
… Au moins je fais semblant
de vivre heureusement dans ce mensonge – cet irritant, cet asphyxiant brouhaha qui ronge.
Je me grise pour oublier le meurtre du Silence, que je ne sais ni enfanter ni accueillir. Les bruyants me tapissent et me cernent, jusqu’à ce que je crache un «moi, c’est eux» – salope !
… les colonies !
Leurs vêtements m’habitent ! Puissé-je dire rien… Au moins je me foutrais la paix, je dirais sans tuer.
«Elle coule, quelque part.»
