Archive for the ‘Vitriol Alphabet’ Category

F

Poésie, Vitriol Alphabet | Posted by Picarof mars 27th, 2010

Futilité fugace, élégante comptine, jouée au piano droit le long d’une aube endimanchée, lueur orange de petits déjeuners     mielleux     . Voici F est entrée, figurine de feu fieffée de plumes. Flamboyante et rieuse, ornée de frou-frou d’or, la brindille enflammée déploie sur l’écran noir de carnavalesques artifices. Elle est : le mot « pep’s » dans un discours d’académicien, une trille joyeuse au cœur d’un requiem, le parfum d’une fleur qui choit sur un charnier, des fossettes malignes sur des joues gâtées, l’horrible d’un fluo sur un tableau de maître… le fallacieux des espérances. Les jours de grâce, il arrive parfois que revêtue de ses frivolités, F devienne l’inconsciente gaieté de fabriquer du beau, en pure vanité, des choses grandes sans le soupçonner. Que ferions-nous sans elle, follette si fringante, mondaine si fragile, la fée de nos ennuis, l’abîme des abîmes ?

Joie que ce rire qui fait face à une fosse au fond percé, sans plus de foi… Ô mon Amour, tu vois l’hiver, l’effroi, la faim, la finitude, la fange la fureur, et la mort nous attend, fatale et froide… fichtre.

M (bis)

Poésie, Vitriol Alphabet | Posted by Picarof mars 27th, 2010

Énorme éléphant à quatre piliers, mobile autant qu’enraciné, au plus profond de la terre fangeuse, M se promène, lourd, comme une basse continue qui fait trembler les tréfonds à chaque mouvement. Tout se pose sur lui, et tout se meut quand il respire. M est un pacha couleur de terre baignée de sang, M est égal à quatre, M a l’odeur des tripes. C’est dans le ventre qu’il réside et quand je t’aime façon M, c’est  par la peau que tu me hantes, comme une absence qui meurtrit, comme ce poison rassérénant de l’évidence. Dans la palette de l’émoi, M a cette place espagnole des rubis, le sang vif masquant toutes moiteurs, tout abandon, les mirifiques méchancetés, le sourire  mort d’une Médée après naufrage, la clef de voûte de la vie. Doute aboli dans la noirceur de l’âme et nuit profonde, M est ce pays dense où les brouillards jamais ne flottent ; ce qui résonne, la matière et la femme.

M

Poésie, Vitriol Alphabet | Posted by Picarof novembre 23rd, 2009

ami méchant,
amour amer,
entame-moi !

que meure Intime,
les morts l’imbibent,
l’émoi l’abime.

à moins qu’augmente,
marée de miel,
l’amour du monde.

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